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Un train à grande vitesse pour la (Basse) Normandie

14 décembre 2009 - Rapporteur : Patrice JACQUES

L'annonce par le Président de la République d'une stratégie globale d'aménagement et de développement pour le Grand Paris, incluant entre autres un projet de TGV Paris-Le Havre, desservant les deux Normandie, revêt pour la Basse-Normandie une importance majeure. Elle ouvre en effet la possibilité pour la région de disposer, enfin et à moyen terme, d'une liaison ferrée à grande vitesse avec la capitale et avec le réseau européen à grande vitesse. Ce projet répond ainsi à une aspiration légitime et durable de l'ensemble des décideurs bas-normands et de la population régionale.

L'établissement d'une telle liaison ferroviaire entre Cherbourg, Caen et Paris est porteur de réelles potentialités de développement à la fois pour la Basse-Normandie et l'ouest parisien. Il se révèle également indispensable en termes d'affichage. Dans la compétition à laquelle se livrent les territoires, la disposition d'une liaison ferroviaire à grande vitesse constitue un pré-requis en termes de niveau d'équipement infrastructurel. Désormais, il est dans l'ordre des choses de posséder et de proposer ce mode de communication aux acteurs économiques et à la population. En revanche, le fait de ne pas en disposer est un facteur discriminant, classant de facto la région ou les régions concernées parmi celles les moins attractives.

De façon concrète, le CESER considère que le projet de TGV Normand doit reposer notamment sur un accès à la gare Saint-Lazare et pour certains trains à une gare située à la Défense, à la condition toutefois que cette gare soit connectée au réseau européen à grande vitesse. En ce qui concerne les tracés, de tous les scenarii envisagés, c'est celui d'une ligne reliant Paris à Mantes puis à Rouen avec une bifurcation vers le Havre et Caen qui offre le plus de cohérence à l'ensemble du projet et le plus d'avantages potentiels pour la Basse-Normandie et pour la métropole Caen-Rouen-Le Havre. Par ailleurs, le rapprochement de Cherbourg et de Caen avec Rouen et surtout avec l'Ile-de-France et ses grands centres d'affaires et de recherche, grâce notamment au Grand 8, autorise l'établissement de complémentarités qui ne seront pas sans susciter des effets d'entraînement économique dans l'ensemble de l'ouest de la France.

En termes de développement durable, ce tracé autorise un fort report de la route vers le fer puisqu'il réduit très fortement les temps de parcours. A ce propos, il convient de rappeler qu'aujourd'hui la relation autoroutière avec Rouen est indubitablement plus rapide que la relation ferroviaire et à tout le moins comparable pour se rendre à Paris. L'entrée en service d'un TGV modifiera donc très considérablement la donne et suscitera très certainement une forte augmentation de la fréquentation, elle-même favorable à une amélioration de la rentabilité de la future ligne.

Dès lors, la mobilisation doit être totale et aboutir rapidement à un consensus véritable des responsables politiques régionaux avec l'appui des socioprofessionnels qui tiennent, en la matière, à être associés à ce mouvement.

Enfin, il faut non seulement œuvrer pour faire en sorte que ce projet connaisse une concrétisation mais aussi se préparer d'une façon globale à sa mise en service. Il est donc nécessaire dès à présent de réfléchir et de travailler intensément sur les problématiques ayant trait à l'organisation et à la convergence de la plupart des moyens de transports proposés en Basse-Normandie (fer mais aussi routes), à la question de l'immobilier d'habitat et d'entreprises, à l'image et à la notoriété de la région, à une offre culturelle, touristique et de formation revisitée, ce pour tirer le meilleur parti possible des opportunités offertes par une liaison TGV entre la Basse-Normandie et la capitale. Globalement et grâce à ce moyen de transport raccrochant la région à Paris et au réseau TGV à grande vitesse, la Basse-Normandie pourra valoriser à plus grande échelle ses pôles et ses filières économiques stratégiques (agroalimentaire, nucléaire, transactions électroniques, cheval…), accueillir de nouvelles activités, tertiaires notamment, et mettre enfin à disposition ses littoraux attractifs et plus largement un environnement aux qualités paysagères reconnues.

A cet égard, le TGV normand est l'occasion de donner à la Basse-Normandie un nouvel élan et de nouvelles ambitions pour la décennie à venir.

Avis/synthèse du CESER